L’apprentissage des années 1950 à aujourd’hui : best of des vidéos d’archives

SEP-GRIS-EXTRAIT

Comment a évolué la perception de la formation et des métiers des années 50 à aujourd’hui ? Retrouvez les témoignages d’apprenants des décennies précédentes dans ces vidéos d’archives de l’Ina, l’Afpa ou encore de la RTS.

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De la formation professionnelle à la fin des années 40 en Algérie, à l’arrivée des femmes dans la menuiserie dans les années 70, en passant par les plus belles perles des cancres des années 60, nous vous avons concocté un best-of des vidéos d’archives qui retracent l’évolution de la perception de la formation, des métiers et de l’apprentissage au cours des années.

J’ai gagné un métier (Archives 1948)

Dans ce documentaire, nous suivons le parcours d’un chômeur à la recherche d’un emploi en Algérie, en 1948. A cette époque, le manque de main d’œuvre qualifiée suite à la Seconde Guerre mondiale se fait cruellement ressentir. Le candidat est d’abord envoyé vers les « services de sélection », puis en « formation professionnelle accélérée ». Un témoignage précieux sur le rôle de la formation professionnelle.
Source : vidéo publiée par AfpaWebTv

B.F Skinner : machine pour enseigner et apprentissage programmé

Dans cette vidéo de 1954, le professeur de psychologie à l’Université de Harvard B.F. Skinner explique pourquoi utiliser une machine à but pédagogique améliore l’efficacité de l’enseignement. « Avec la machine que vous venez de voir, l’étudiant voit un bout de texte […] dans une fenêtre. Il peut s’agir d’une ou deux phrases, ou d’une équation par exemple. Il manque une partie du contenu, que doit retrouver l’apprenant. Après avoir fait une proposition, il peut consulter la réponse. Ainsi, il n’a pas à attendre un ou deux jours que le professeur corrige l’exercice ». Il peut donc travailler en autonomie. Et si l’adaptive learning était né dans les années 50 ? 

Les cancres à l’école

« Les perles [des cancres], c’est très formateur pour les enfants ! Mais oui, ça leur montre les erreurs à ne plus faire ! En plus, quand ils ne la comprennent pas, ils cherchent dans le dictionnaire pour essayer de comprendre qu’elle est la réalité ! » 

Le témoignage de ce professeur, extrait de cette vidéo de l’Ina publiée en 1965, résume les bénéfices de la culture de l’échec, qui fera l’objet d’étude de nombreux chercheurs, enseignants et psychologues dans les années à venir. 

Les archives de la RTS « Quoi faire après l’école ? » – L’apprentissage à la cote

« Le métier, […] une décision fondamentale à laquelle on songe très tôt sans toujours avoir les éléments ou la possibilité d’un choix véritable ». « En Suisse, 50% des jeunes de 15 à 20 ans choisissent de faire un apprentissage. Parmi eux, les garçons représentent le 70% […] Plus du tiers des jeunes filles de plus de 15 ans ne fait ni études, ni apprentissage ». Ce reportage du magazine suisse Temps présent, datant de 1974, présente l’apprentissage. De nombreux jeunes en Suisse suivait déjà cette formation professionnelle après l’école. La raison principale ? Être apprenti, c’était s’assurer d’avoir un métier et d’entrer dans le monde du travail. Une réalité qui résonne avec la nôtre. En effet, en France, en 2020, l’apprentissage a connu un record historique, avec plus de 500 000 contrats signés et une hausse de 40% dans le secteur privé. [1]Communiqué du Ministère du travail, de l’emploi et de l’insertion, publié le 05/02/21
Source : les archives de la RTS

A propos de la formation des croupiers

Un croupier passionné forme les jeunes croupiers de demain dans cette vidéo de l’Ina datant de 1967. Un métier hors des bureaux et un formateur hors du commun, qui pousse même la chansonnette lors de son entretien. Un plaisir à voir (et à entendre) !

“Les Shadoks sont indispensables pour la formation professionnelle” : les prémices de l’agilité d’apprentissage

Ce dessin animé consacré à la formation permanente a été réalisé par Jacques Rouxel, le créateur des Shadoks, en 1974. Il s’agit d’un extrait du film combattant les préjugés des collaborateurs concernant la formation professionnelle :

« Certains vous diront : « A quoi cela me servira-t-il ? Je fais ce métier depuis 20 ans. Ces nouvelles choses que vous voulez m’apprendre vont-elles vraiment améliorer mes chances de promotion ? » Il faut leur répondre que ce n’est pas une promotion assurée mais que les connaissances, comme les machines, doivent se renouveler ! Il faut rester dans le coup ! D’autres pensent : « C’est bien beau de m’apprendre des tas de choses mais il faudrait que mes chefs commencent par les apprendre et les appliquer eux-mêmes. » C’est vrai, il faut que la hiérarchie donne l’exemple. »

Les Shadoks avaient déjà tout compris à l’importance de l’agilité d’apprentissage. 

Source : l’Ina

L’ordinateur remplacera-t-il le professeur ?

20 ans après la vidéo de B.F. Skinner et de l’autre côté de l’Atlantique, de jeunes garçons français testent pour la première fois des exercices scolaires par ordinateur en 1974. Puis ils donnent leur avis sur l’efficacité de cette modalité d’apprentissage virtuel et sur leur vision de l’avenir de l’école. « Les professeurs seront des machines » pour certains, les exercices sont assimilés à des jeux pour d’autres. Mais ils déclarent tout de même que les professeurs leur apportent des connaissances que les machines ne peuvent pas remplacer.  

Résultat : 46 ans plus tard, les professeurs existent toujours et les ordinateurs sont devenus incontournables dans l’enseignement.

Les métiers n’ont pas de sexe

Ce documentaire de 1976 suit deux jeunes femmes en recherche de débouchés professionnels, qui réussissent des tests pour entrer en stage peinture et menuiserie à l’Afpa. Si pour les formateurs, elles peuvent réussir tout aussi bien que les hommes, les employeurs ou leurs collègues masculins ne manquent pas de partager leurs préjugés et leurs réticences. En effet, à cette époque, la formation technique des femmes leur permet de se diriger traditionnellement vers les secteurs professionnels comme la confection ou les emplois de bureau et de service, « métiers de femmes et métiers, hélas, sans qualification ». « Mauvaise connaissance des possibilités, mais surtout, crainte de ne plus être féminines en faisant autre chose, alors qu’une récente enquête auprès des jeunes filles a démontré que c’est surtout de chiffons qu’elles se préoccupaient ».
Source : AfpaWebTv


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