Sur les traces des peuples premiers pour développer les soft skills en entreprise

6 mn de lecture

SEP-GRIS-EXTRAIT

« Si l’entreprise peut être appréhendée comme une tribu, quelles sont les pratiques observées dans d’autres tribus (notamment les peuples premiers) dont nous pourrions nous inspirer pour mieux vivre les changements actuels auxquels nos organisations doivent faire face? »

SEP-GRIS-EXTRAIT

Il ne se passe maintenant plus une semaine sans qu’un client ne me parle des sacro-saintes compétences « Soft » pour ses collaborateurs : agilité, pensée critique, créativité, aptitude à la résolution de problèmes complexes et j’en passe… Dans les entreprises, c’est le branle-bas de combat pour savoir comment aider les collaborateurs à les développer et les muscler.

Pour mon équipe spécialisée dans les questions d’employabilité, cette question devient centrale.

Pour tenter d’apporter des réponses satisfaisantes, je multiplie les rencontres avec des acteurs qui peuvent amener de l’eau au moulin de cette réflexion, parfois dans des secteurs très éloignés du mien pour être certaine trouver des réponses nouvelles !

C’est ainsi que ce chemin m’a conduit à la terrasse d’un café parisien pour échanger avec Karine Massonnie. Cette ethnoreporter, spécialiste des peuples premiers et également coach, formatrice et conférencière, accepte d’échanger avec moi sur les similitudes que nous pouvons faire entre les problématiques des peuples premiers et celles de nos organisations qui se débattent dans un environnement de plus en plus volatil, incertain, complexe et ambigu.

L’entreprise, une tribu comme les autres

Ma première question fuse : « L’entreprise est-elle une tribu comme une autre ? ». Karine sourit et hoche la tête  : l’entreprise est un organisme vivant, qui a son Histoire, sa culture propre, son cadre, qui est structurée par un espace-temps, dispose d’un mode de gouvernance et de lois pour la réguler, a ses rituels (plus ou moins conscients), ses espaces d’expression de même que la tribu comporte des individus qui vivent ensemble avec densité (celle des liens), et enfin gère ces ressources (naturelles, compétences, talents…).

Si l’entreprise peut être appréhendée comme une tribu, quelles sont les pratiques observées dans d’autres tribus (notamment les peuples premiers) dont nous pourrions nous inspirer pour mieux vivre les changements actuels auxquels nos organisations doivent faire face?

Instant présent et logique du « faire avec »

Les communautés que me décrit Karine ont une énorme capacité de résilience car elles vivent dans la nature qui, par essence, est en perpétuel changement et sur laquelle elles ne peuvent exercer aucun contrôle. Ces peuples n’ont donc d’autres choix que de faire face à l’incertitude, de vivre l’instant et de « faire avec ».

Très résilientes face aux changements, ces sociétés-racines savent mobiliser et exploiter leurs ressources naturelles pour progresser, en faisant plus et mieux avec ce qui est là, dans l’instant.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers articles

Sep-gris-@2-500
DLF

Livre blanc : pourquoi et comment monter une Digital Factory ?

DLM_header

Livre blanc : qui sont les Digital Learning Manager ?

COOC

Livre blanc : 7 clés pour déployer un COOC

Orange LearnAssembly v2_Moment

L&D et organisation apprenante : témoignage d’Orange

LB

Livre blanc : qui sont les acteurs du marché de l’entreprise apprenante ?

alenvi2

L’humain au coeur de l’organisation apprenante : le cas d’Alenvi