L’emploi et la formation sur LinkedIn en juin 2026 : découvrez la sélection de Learn Assembly.
Les jeunes VS les seniors, réforme des OPCO, mutation des formations, l’IA à l’université… Découvrez les 9 publications LinkedIn qui mettent en avant les tendances de la formation en juin 2026.
Elodie Baussand renverse la table sur un sujet qu’on aborde toujours trop tard. Selon sa tribune, le vieillissement de la population active ne commence pas à 50 ans, mais dès l’entrée dans la vie professionnelle. Face aux départs massifs en retraite, à la réindustrialisation et à la transition écologique, elle invite à cesser de raisonner en effectifs pour penser en compétences, transmission et trajectoires de long terme. Un vrai changement de logiciel RH.
La formation sur LinkedIn, c’est aussi une bonne nouvelle technique mais lourde de conséquences : à partir du 1er octobre 2026, la réforme de la TVA des OPCO fait de la subrogation de paiement l’exception et non plus la règle. Concrètement, c’est désormais l’entreprise qui paie l’organisme de formation puis se fait rembourser par l’OPCO. Pour les OF, le paiement ne dépend plus des délais administratifs d’un tiers mais de la relation commerciale directe avec le client. Point de vigilance pour les entreprises : elles devront avancer les frais de formation.
Le PDG de Carrefour dévoile les premiers tests de « Physical AI » dans leur hypermarché de Villeneuve-la-Garenne. Un robot humanoïde y apprend à percevoir son environnement via capteurs et caméras. L’ambition affichée : accompagner les collaborateurs sur les tâches difficiles, répétitives ou pénibles, comme le port de charges lourdes en entrepôt. La promesse n’est pas le remplacement, mais la réduction de la pénibilité au travail.
En cinq ans, les universités chinoises ont supprimé 12 200 programmes jugés obsolètes et en ont créé 10 200 autres.1 Arts, langues et sciences humaines trinquent ; IA, robotique et santé montent. Avec 12,7 millions de diplômés en 2026 et un chômage des 16-24 ans à 16,3 % en avril2, le diplôme classique perd son monopole et se branche directement sur la politique industrielle du pays.
« Les métiers les plus utiles sont souvent les moins bien payés. » Pas une fatalité, selon l’autrice, mais le résultat de choix historiques et de biais de genre. Elle explique que la directive européenne sur la transparence des rémunérations introduira la notion bien plus exigeante de travail de « valeur égale » et qu’elle « oblige à poser des comparaisons qu’on s’était toujours arrangé pour éviter ». Sa thèse, documentée : quand un secteur se féminise, ses salaires stagnent ou baissent. Et sa conclusion : « Le marché du travail ne reflète pas la valeur objective du travail. Il reflète des rapports de force et des siècles de hiérarchies construites autour du travail masculin comme référence implicite. » À méditer.
Comment créer un cadre pédagogique qui structure l’usage de l’IA et accompagne les étudiants à développer leurs capacités cognitives tout en apprenant à se servir de l’IA comme partenaire ? C’est la question qu’Emilie Canet et ses collègues se sont posée à l’université Paris Dauphine-PSL. La réponse prend la forme de trois espaces d’apprentissage :
Une nouvelle pratique de certaines entreprises chinoises émerge : avant de partir, des salariés sont invités à créer une version IA d’eux-mêmes. Le cas fondateur ? Wei Ying, ingénieur algorithmique chez Baidu. Avant sa démission, ses collègues auraient nourri une IA interne avec son code, ses notes et ses conversations. L’agent aurait reproduit en une semaine sa façon de travailler. Le phénomène a un nom, zhengliu (« distillation ») et soulève de nombreuses tensions :
La question qui reste : quand une entreprise conserve votre façon de travailler après votre départ, que vous appartient-il encore ?
Les derniers chiffres de l’Insee révèlent une crise démographique plus aiguë qu’attendu. Pour la journaliste, sans davantage de travail, la France ne pourra plus financer sa sphère sociale. Or, entre rémunérations écrasées, management très hiérarchique et large filet providentiel, la motivation atteint un point bas. Et l’IA, prévient-elle, ne réglera pas grand-chose à elle seule.
Et pour terminer ce tour d’horizon des publications LinkedIn de la formation en juin, on s’intéresse au BTP. Selon l’Observatoire des métiers du BTP, seules 8 % des entreprises ont déjà déployé l’IA, et 40 % des professionnels ne voient pas encore ce qu’elle peut leur apporter3. L’IA ne remplace ni l’expérience ni la décision sur un chantier, mais aide déjà sur les devis, les comptes rendus, la planification ou la réduction d’erreurs. La formule à retenir : l’IA ne supprime pas le besoin de compétences, elle le déplace. L’avenir du BTP restera humain, pratique et professionnel.
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Si les publications LinkedIn de juin 2026 sur la formation nous apprend une chose, c’est que la vraie ligne de fracture n’est plus « pour ou contre l’IA », mais « avec quel cadre ». La proposition de Dauphine résume parfaitement notre conviction : protéger d’abord ce qui fait la valeur cognitive d’un humain, avant de l’augmenter. Déléguer à la machine ce qu’on n’a pas encore appris, c’est hypothéquer un apprentissage qui n’aura peut-être jamais lieu. Côté emploi, le rappel de Hupso vaut pour tous les secteurs : l’IA ne supprime pas les compétences, elle les déplace, encore faut-il accompagner ce déplacement. Côté RH, le débat ouvert par Laetitia Vitaud nous oblige à une honnêteté salutaire : derrière chaque grille de rémunération se cachent des choix de société, pas des lois naturelles.
Rendez-vous le mois prochain pour un nouveau tour d’horizon des publications LinkedIn dans le secteur de la formation.
1 Source : South China Morning Post
2 Source : Sixth Tone
3 Source : batiweb
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