Découvrez les résultats du baromètre EdTech France 2026 dévoilé lors de La Nuit du Corporate Learning.
Le 14 septembre 2026, à l’occasion de la Nuit du Corporate Learning, EdTech France réunissait au Hub Bpifrance l’écosystème de la EdTech française pour la deuxième édition de son baromètre sur la perception des EdTech françaises par les grands groupes. Le principal constat : la souveraineté technologique est devenue un véritable critère d’achat. Dans cet article, nous revenons sur les enseignements clés des résultats du baromètre et de la soirée.
Tous les chiffres mentionnés sont issus du baromètre.
90 % des responsables formation font désormais de la souveraineté technologique un critère stratégique de sélection. Par ailleurs, 91 % préfèrent acheter une solution française à niveau équivalent. Plus frappant : 52 % d’entre eux ont déjà exclu une formation à cause de son origine non-européenne.
Les salariés suivent le mouvement. En effet, 87 % se disent plus à l’aise avec un outil numérique français ou européen qui garantit une meilleure protection de leurs données. D’autre part, 83 % connaissent l’origine des outils de formation numérique qu’ils utilisent au quotidien.
Reste un obstacle de taille : seuls 21 % des responsables formation affirment bien connaître les acteurs EdTech français et 54 % n’en identifient que quelques-uns. Comme le résume Orianne Ledroit, Déléguée Générale d’EdTech France :
« Les edtech françaises ont donc gagné une bataille : celle de la légitimité. Il leur en reste une autre à mener, plus silencieuse mais tout aussi décisive : celle de la visibilité. »
La table ronde consacrée à la souveraineté des technologies et des compétences a permis d’aborder le sujet sans détour. Emilie Fontanel, de l’Agence des participations de l’État, a rappelé que les dispositions de la Commission européenne sur la souveraineté et la localisation des entreprises pèsent directement sur les processus d’achat des entreprises publiques. En outre, Patrick Benammar (Murmurations, ex-VP L&D Renault) a pointé un frein important : les DSI de grands groupes s’appuient encore majoritairement sur des intégrateurs américains.
Premier enseignement : un marché de plus en plus mature et qui se stabilise. La quasi-totalité des responsables formation continue de faire appel à des organismes externes, les budgets restent solides et l’IA générative devient un outil que l’on intègre plutôt qu’un sujet d’urgence. L’adoption progresse pendant que l’agitation retombe.
Second enseignement : le numérique s’installe durablement, sans remplacer le présentiel. Le e-learning représente toujours 40% de l’offre de formation, mais les salariés continuent de réclamer du contact humain. Dans ce contexte, la souveraineté technologique s’impose comme un critère structurel de décision, à condition de résoudre le déficit de visibilité des acteurs EdTech français.
Le baromètre 2026 le confirme : la préférence pour les solutions françaises est réelle. Mais elle reste freinée par un problème très concret, celui de la visibilité des acteurs. Chez Learn Assembly, nous sommes convaincus que cette bataille se joue aussi du côté des donneurs d’ordre :
Learn Assembly est un cabinet de conseil hybride créé en 2013 qui accompagne la transformation de tous les acteurs de la formation et de l’emploi. Notre mission est de les aider à jouer un rôle stratégique dans leurs organisations pour répondre au défi des compétences, de la transition écologique et de l’intelligence artificielle. Nous accompagnons les directions générales et L&D de grands groupes, les acteurs publics et les établissements d’enseignement supérieur dans leurs évolutions stratégiques, digitales et pédagogiques.